EVÉNEMENT SUR L’AGROFORESTERIE

(Montpellier, Le Corum 19 mai)

J’ai fait un saut aujourd’hui à Montpellier, pour l’occasion.

Le titre de l’événement : « Des arbres dans nos assiettes »
Au programme : conférences, animations, expositions, dégustations et rencontres.

Les organisateurs peuvent considérer que cette journée fut une réussite, car en fin de matinée, ils avaient accueilli plus de 1.300 visiteurs, et le public était encore plus nombreux dans l’après- midi.

J’ai assisté à 3 conférences :

  • Une belle présentation de Francis HALLÉ (botaniste et biologiste) sur les méthodes phyto-pratiques utilisées par des paysans en Asie et en Afrique, pour améliorer leurs productions. Utilisation de bouturages, de greffes, de tailles particulières (arbres têtards pour des trognes) ou encore des hybridations, afin d’obtenir de meilleurs résultats (pousse plus rapide par exemple). Il a insisté sur le fait que dans les systèmes agroforestiers indonésiens, les animaux et les fleurs étaient très utilisés. Des méthodes transposables potentiellement en France.
  • Un exposé technique et clair de Marc-André SELOSSE (microbiologiste, professeur)
    Il a structuré son intervention autour de la perte du lien, par rapport à la logique du sol, qui est vivant et qui constitue un écosystème – avec ses bactéries et ses champignons. Pour lui, la grande perspective de l’agroforesterie est de retrouver le lien entre les plantes et ces organismes vivants et laisser la nature agir ; de découvrir le réseau en sous-sol, car c’est le lien au sol qui fait la plante ; et plus largement de retrouver notre lien à la nature. Tous ces liens étant des réseaux de coopération.
  • Une présentation intéressante de Geneviève MICHON (ethnobotaniste et directrice de recherche, spécialiste des relations entre forêts et sociétés)
    Il y a lieu pour elle, d’être en interaction avec les dynamiques naturelles, afin que chaque composante du système produise de manière optimale. Les paysans des pays tropicaux pensent l’arbre différemment, par rapport à nous : l’arbre est vu comme quelque chose qui dure ; et un même arbre peut produire à la fois du fourrage, des fruits, des feuilles, des tiges, des graines, faire la clôture de parcelles, de l’ombre de pâturage… Cela implique des techniques différentes de taille (taille en trogne, par exemple). Il s’agit pour elle, de penser l’écosystème autrement, en se servant des dynamiques naturelles pour construire, maintenir et reproduire. Une façon aussi différente d’appréhender le vivre ensemble entre nous, en cultivant le respect au monde.

Cette journée était financée par la Fondation de France.

J’ai récupéré leur brochure car, la Fondation de France et la Fondation Daniel & Nina CARASSO, ont décidé de « soutenir les transitions alimentaires et agro-écologiques, sous toutes leurs formes, en France, en Europe et dans le monde ». Ils fonctionnent sur appel à projets.

Si cette piste intéresse Païs, je pourrai aider à la constitution d’un dossier, si des projets portés par Païs, émergent.

Madie

L’intégralité des conférence est visible en ligne :

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